La belle et les baies

12 mai 2010

Le très inspiré Sören Kierkegaard a écrit un jour  «On a plus perdu, quand on a perdu sa passion, que quand on s’est perdu dans sa passion» une citation qu’Erelle Bertolini pourrait sans doute faire sienne tant on la sent « investie » et passionnée par son travail de créatrice.  A vrai dire notre coups de cœur pour les créations de la belle a eu lieu bien avant la naissance de «Wunderbach»  car nous sommes «addict» de ses bijoux-grigris (qui confèrent une touche rétro -rock à n’importe quelle tenue) depuis la première heure… Alors, comme  on est du genre «partageuse» nous n’avons pas résisté à l’envie de vous faire découvrir l’univers la belle aux baies. Il y a peu, cette dernière nous a accueillies dans son appart-atelier-boudoir niché dans la vielle ville lausannoise et c’est là dans une ambiance très «confidences entres filles» que l’artiste a répondu à nos questions, nous a parlé de son parcours, de ses influences, de sa passion…  Voici quelques extraits choisis  :

Après avoir officié comme costumière au sein de lieux prestigieux, comme le Globe Theatre de Londres ou encore le Grand Théâtre de Genève, vous avez travaillé durant 5 ans comme vendeuse-Gérante pour la boutique «Rouge de Honte», quel a été le déclic qui vous a donné envie de créer votre marque ?

«Baies d’Erelle» a été conçue grâce à une succession d’heureux hasards. À l’époque, je déplorais de ne pas trouver de bijoux à mon goût, j’ai alors commencé à parcourir les puces en quête d’objets vintages insolites, pièces de monnaies anciennes, cadrans de vielles montres… Je les ai ensuite associés à des chaînes en cuivre et laitons et j’y ai ajouté des pierres semi-précieuses, car je crois en leurs vertus thérapeutiques. Au final, le résultat fut tellement probant que mes créations ont attiré l’attention et de nombreuse personnes m’ont vivement encouragée à continuer dans cette voie. C’est à ce moment-là, début 2008 que j’ai décidé de me lancer.

Et quel est le bilan après 2 ans ?

Il est plutôt positif, mes bijoux sont vendus à Lausanne, Genève, Zurich, Bâle et San Francisco (voir liste pdv. ci-dessous). Je suis très heureuse de  faire ce que j’aime et de pourvoir donner libre cours à mon imagination, à mon instinct… Il y a une part de moi dans chacune de mes pièces, donc c’est très valorisant et motivant de voir que mes oeuvres plaisent. Cela dit, j’ai encore parfois des angoisses liées aux affres de la création, mais j’ai appris à conjuguer avec ces périodes de doutes, elles me font évoluer (rires).

Où trouvez-vous votre inspiration ?

Je la puise à différents endroits, pour mon dernier thème «Lettre à ma grand-mère» j’ai repris des recettes de cuisines ancestrales ou des vieux dictons, et je les ai gravés à l’intérieur de cuillères en argent. En fait, mon inspiration varie constamment, par exemple durant une période, j’ai été particulièrement touchée par le personnage de «Lady Chatterley» dans le roman « John Thomas & Lady Jane » de D.H.Lawrence, j’ai donc décidé “d’emprunter” quelques passages érotiquo-sensuel et de les graver sur des pièces. Les écrits sont importants pour moi, je pense que certains textes peuvent “habiter” la personne qui les étrennes ou du moins lui (re)donner confiance. Il m’arrive aussi parfois de créer  en pensant à  mes “muses” des femmes affranchies qui revendiquent et assument leur féminité, comme Louise Brooks, ou Rita Hayworth, cette dernière m’a d’ailleurs inspiré ma collection “Printemps -Eté 2010”.

Quel sont vos projets pour 2011 ?

Des points de vente dans le monde entier (rires) ! Non sincèrement j’aimerais beaucoup participer aux salons importants comme «Première Vision» à Paris ou encore «Who’s next». Avoir un stand dans  l’un de ses grands rendez-vous des créateurs de mode est une condition «sine qua non» si l’on souhaite se faire connaître à l’étranger. Je dois avouer que jusqu’à présent je n’ai pas vraiment mis de stratégie «marketing» en place, mais je vais bientôt y penser ! En attendant je prépare les collections d’hiver tout en actualisant régulièrement mon blog. www.baiesderelleblog.blogspot.com

Liste des points de vente.

«Ma vie sur Mars» Genève

«Monadico» Zurich

«Simeon’e» Lausanne

«Talk about womem» Basel

«La boutique» San Francisco

«Teinture d’Iode» Lausanne

3 Responses leave one →
  1. colinette permalink
    mai 12, 2010

    Je suis fan de la première heure..

    Les bracelets, sautoirs, je les adore ( J’en possède plusieurs modèles)

    vive Erelle!

  2. mai 12, 2010

    Merci pour ce très joli article. Je me retrouve vraiment dans ce texte. Très beau style d’écriture… Merci R. Je suis surprise par les photos, elles sont super!! Merci K.
    C’était un plaisir de vous avoir dans mon atelier-boudoir. ;-)

    J’ai hâte de suivre vos nouvelles chroniques…

  3. mai 13, 2010

    Très jolie découverte, un petit détour à Lausanne s’impose ;o)

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