Pierrick Destraz ou l’éclectisme assumé

9 décembre 2010

«Ne faites pas trop attention à la déco, je suis en transit dans cet  appart »  nous annonce « Tonton » Pierrick  à notre arrivée, avant de s’installer sur un fauteuil roulant « je l’ai récupéré sur un terrain vague, il  est très confortable» avoue t’il en riant.  Le ton est donné, c’est un fait l’animateur (Musicomax), chroniqueur (Couleur 3) batteur (Mouloud Rochat dans le groupe « Explosion de caca) et plus récemment acteur (dans le court-métrage Le Miroir), maitrise aussi bien l’humour caustique que sa batterie.

Autour de nous,  le décor à des faux-airs « Lynchien » une tête de mort en métal sur la table basse, un ancien siège de barbier,  des tableaux un peu partout, des disques et une bibliothèque ou la bio de Jim Morrison côtoie « Sexus » d’Henry Miller, L’ « Art de péter » ou  encore « Dieu ? » d’Albert Jacquard. Manifestement, le fils d’Henri Dès ne craint pas les grands écarts.

Pour le style vestimentaire, c’est pareil, il n’a pas peur de l’éclectisme « En réalité, je me lâche surtout sur scène avec les costumes que je trouve dans des friperies. Mais dans la vie courante je m’habille plutôt sobrement » Avec son look du jour, chemise anthracite, jeans gris et baskets, il a la dégaine parfaite de l’eternel trentenaire. Son shopping, il l’effectue chez G-Star Raw «J’adore cette marque, alors une fois tous les deux mois, je passe dans la boutique et je fais chauffer la carte ! »

Quand il n’achète pas des habits, Pierrick craque pour des meubles ou des objets déco. chez Port-Franc 17, et il s’offre régulièrement des crèmes de beauté de la marque « Nickel »  qu’il applique avec soins chaque matin. « On ne dirait pas, mais je suis un vrai coquet ! »

Ses adresses :

Habits : G-Star Raw  Voie du Chariot 3- 1003 Lausanne

Low rider (pour les tee-shirts) : lowriderteeshirt.ch

Mobilier :

Port-Franc 17 : Rue du Port-Franc 17 – 1003 Lausanne

So Charming !

7 novembre 2010

Lors de nos pérégrinations, nous avons récemment eu l’occasion de « visiter » le dressing de l’écrivain Yasmine Char, entre éclats de rire et confidences, l’expérience s est avérée (char)mante !

Cardigan léopard, robe moulante, talons de 13 cm, et sourire enjôleur, c’est un fait, cette femme est une ôde à la féminité ! Son style « bourgeoise décalée » elle l’assume pleinement, tout comme son allure sexy. « De manière générale, j’aime les pièces colorées et forte, j’achète peu, mais bien ! » On confirme, la taille de son dressing est effectivement très raisonnable.

Son secret pour faire croire qu’elle possède une multitude de vêtements ? « Je note dans un carnet les habits que je porte lors de mes sorties » un exemple à suivre ! Entre son travail d’administratrice à l’Octogone, ses romans et sa famille,  Yasmine trouve parfois le temps de shopper, mais pas n’importe où. Ses adresses de prédilection ? Les boutiques du Marais à Paris ou Chez Camille à Lausanne « J’adore cette boutique et Camille sait exactement ce qui me convient. De plus, j’y trouve les marques que j’aime, Paul Smith, Isabel Marrant… »

Pour « twister » sa tenue la belle n’hésites pas à ajouter des chapeaux,  des gants en cuir ou des bijoux. « Les accessoires permettent de décaler un look, et j’aime ça….le décalage ! »  Nous aussi !

Je suis l’homme le plus beau du monde

25 octobre 2010

Cyril Massarotto, Editions XO, 2010.

Avec un titre pareil, impossible de ne pas s’attarder un peu sur ce roman…à commencer par son quatrième de couverture, que je vous livre, une fois n’est pas coutume, en guise d’extrait.

« Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été beau.
Je dis beau, mais dans la bouche des gens j’entends plutôt canon, magnifique, sublime, incroyable. Plus généralement, en me voyant les gens disent. «  Waouh ! »
Ces mots, je les ai entendus dans toutes les langues, sur tous les tons. On me les a dit en pleurant, en hurlant, ou juste avant de s’évanouir. On me les a dit à voix basse, sans oser me regarder, ou en écarquillant grand les sourcils.
Je suis l’Homme le plus beau du monde.
Bien sûr, je suis malheureux. »
L’Homme le plus beau du monde voit son existence conditionnée par le regard des autres. Il tentera d’échapper à ce système qui, en façonnant l’individu finit par l’anéantir, l’emprisonner dans son image et finalement abattre sa véritable raison de vivre.
La vie de l’ homme le plus beau du monde nous est présentée comme une fable à tendance philosophique. Son histoire entraîne une réflexion sur les mécanismes de notre société et plus particulièrement sur le poids et l’impact de l’apparence dans un système qui, tenu par des médias, manipule les foules à sa guise.
C’est dans un style simple et léger, qui se lit comme on écoute un conte, comme on regarde un film au rythme facile et agréable, que les mésaventures de l’Homme le plus beau du monde révèlent une critique sociale, parfois un peu cliché mais non moins intéressante.
En effet le roman aborde avec originalité la problématique de la manipulation de l’opinion publique, du manque de discernement et de la violence des masses dont la « moyennitude » qui engendre un goût universel, ne permet plus aux hommes ni la liberté d’être unique dans leur différence, ni celle d’être banal.

On aime les Baies…

18 octobre 2010

Le monde d’Elsa

11 octobre 2010

L’exposition universelle de 1889, l’Art Nouveau, Berlin, Marlène Dietrich, voilà ce qui nourrit l’univers et le style d’Elsa depuis ses 19 ans. D’ailleurs, elle avoue volontiers ne plus avoir porté de baskets depuis.

Pour sa garde-robe elle aime partir faire son shopping à Rome, Paris ou New York, ou sur le site etsy.com dont elle est une cliente assidue.

Il faut savoir d’Elsa qu’elle est musicologue, chanteuse classique et qu’à ses heures perdues elle chante dans des bars façon burlesque avec une amie pianiste.

Et ce qui est incroyable c’est à quel point tout chez elle forme un ensemble super cohérent, sa douceur, son élégance et son style année 20 jusqu’au bout des ongles… j’adore !

Je suis la femme BALMAIN…

6 octobre 2010

Je suis la femme LANVIN…

5 octobre 2010

PAPER MOON

28 septembre 2010

Hello Guys and Dolls,

Pour bien commencer cette rentrée…comment dire…un peu tardive,  je vous propose de découvrir un film au doux nom de  » Paper Moon ». Dirigé en 1973 par Peter Bogdanovich. Le film fut tourné en noir et blanc suite au conseil d’Orson Welles. Bogdanovich a bien fait , c’est trés beau. Pitch. 1930, un certain Moses Pray, arnaqueur à la petite semaine, se retrouve à l’enterrement d’une ancienne maîtresse ( oui, celle avec qui on couche..). Il découvre alors  l’existence de la petite Addie, 9 ans. On lui demandera d’escorter cette dernière chez une vieille tante. Moses accepte. Il va s’ensuivre un road movie pas banal. La petiote, fumeuse  invétérée, s’avère être une arnaqueuse de première . D’ailleurs, elle pourrait aussi bien donner du fil à retordre à Moses, que lui servir de complice idéale. Durant tout  le film La question plane,  Addie est-elle la fille de Moses? Rien n’est moins sur… Dans le rôle du tandem infernal, Ryan O’Neal et sa fille Tatum O’Neal.  Tour de force pour celle-çi,  qui remportera à 10 ans seulement  un Oscar pour sa toute première apparition à l’écran. Malheureusement,  la carrière de la jeune Tatum ne décollera jamais.  Au fil des ans, le père et la fille ne cesseront  d’alimenter la presse people avec leur déboires. La rumeur raconte que Ryan en a toujours voulu à sa fille de lui avoir « volé » son Oscar. Last but not least, on n’oublie pas de mentionner la super Madeline Kahn,  égérie comique des anées 70-80 et  accessoirement muse de Mel Brooks, qui assure dans le rôle de  la prostipute au grand coeur . A voir…et vite !

Chronique littéraire

22 septembre 2010

A l instar des « Two door cinema club » on pense aussi que « something good can happen here »

La preuve « Wunderbach » est de retour après une hum… légère pause estivale ?  Vous vous en doutez, un tel come-back mérite d’être salué avec panache. et c’est pas notre nouvelle contributrice qui dira le contraire…

Vous avez aimé « Wunderbach », les pépites cinématographiques de L., les mises en scène de K. et les chroniques de R. vous en voulez encore ? Alors découvrez les errances littéraires de E. Cette demoiselle est une librovore, confirmée. De Duras à Paul Auster en passant par Jorge Bucay, la belle n’a pas froid aux yeux et ne craint pas les grands écarts. C’est donc naturellement que nous lui avons proposé de distiller son « surplus » de culture sur notre blog. Ainsi vous retrouvez régulièrement sa sélection, pointue, décalée, subversive, bref « enlivrante ».

Martin Page, Comment je suis devenu stupide, Le Dilettante, 2000.

“ Être un vrai connard, c’est un bon remède à ma maladie. J’ai besoin d’un traitement radical: être un connard, ce sera la chimiothérapie de mon intelligence. C’est un risque que je prends sans hésiter. Mais si, dans six mois, vous voyez que je m’épanouis un peu trop en tant que…sale con, intervenez. Mon but n’est pas de devenir stupide et cupide, mais d’en laisser circuler des molécules dans mon organisme, pour purger mon esprit trop douloureux. (…) C’est aussi un risque. D’autant qu’être stupide apporte beaucoup plus de plaisir que de vivre sous le joug de l’intelligence. On y est plus heureux, c’est certain. Je ne devrai pas garder le sens de la bêtise, mais les éléments bénéfiques qui y nagent comme des oligo-éléments: le bonheur, une certaine distance, une capacité à ne pas souffrir de mon empathie, une légèreté de vie, d’esprit. De l’insouciance! (…) Finalement, en devenant stupide, je pourrai , pour une fois, faire preuve d’une étonnante intelligence.”

Antoine, 25 ans, brillant, constate que son intelligence fait son malheur. Il décide alors d’expérimenter la vie en tant qu’être stupide. Les tentatives d’intégration à cet état passent notamment par la décision de devenir méthodiquement  alcoolique, à celle du cours pour se suicider correctement.

Plus qu’une satire sociale, on caresse à travers l’ouvrage de Martin Page, le roman philosophique.

A la croisée de la tendresse et de l’ironie, l’auteur offre un roman à l’humour intelligent, se rit de l’intellectualisme prétentieux et met en lumière les ombres d’une intelligence trop lourde car inadaptée à la société actuelle.

Une critique poétique envers la société de consommation, dans laquelle abrutissement et lobotomie sont autant de possibilités d’accès au bonheur.

Son chemin vers “ la normalité” se fera au fil des pages, hilarantes et touchantes, absurdes parfois, intelligentes toujours. Avec en toile de fond ce danger de sombrer finalement dans la médiocrité, sans en pouvoir sortir.

Au final, tel un conte, ce livre éveille et ne vous rendra sûrement pas stupide.

Holiday !

19 juillet 2010

Comme vous avez pu le constater, Wunderbach a récemment été victime d’un léger hum, comment dire…Laisser-aller ? La cause est à chercher du côté de la canicule, des festivals, et d’une folle envie de vacances…Mais on n’est pas du genre à vous abandonner tout l’été sans préavis, alors pour vous faire patienter jusqu’à la rentrée, on vous a préparé deux post très frais et légers comme une brise marine. En numéro un, notre miss cinéma, Mademoiselle L. vous a préparé une liste de pépites à louer, histoire d’entretenir votre fibre cinématographique (à défaut d’entretenir votre corps…) durant l’été. Et pour le numéro deux vous trouverez le récit de notre incursion dans le dressing  de Jennifer une artiste épatante qui fait rimer moto et repetto !

Enjoy !